Paracha Vayakhel.

« Moché rassembla toute la communauté des enfants d’Israël, et leur dit : ‘‘Voici les choses qu’Hachem a ordonné de faire. Pendant six jours tu feras ton travail et le septième jour sera pour toi sacré, un chômage absolu pour Hachem…’’ » (Chémot, 35-1,2)

Le Midrach ‘Yalkout Chimoni’( Ch.Vayakhel,35) rapporte que le Saint béni a dit à Moché : ‘‘Fais de grandes assemblées publiques et explique-leur les lois concernant Chabbat, afin qu’ils s’habituent de se réunir à Chabbat, et d’étudier ce qui est permis ou interdit de faire pendant Chabbat…’’ De cette injonction, on en a conclu que Moché a institué la coutume d’apprendre aux hébreux les lois en fonction du calendrier : les règles de Pessah, au moment de Pessah, Les règles de Chavouot, à Chavouot, les règles de soucot à soucot, et ainsi de suite.

Cette méthode pédagogique a prouvé au long des siècles sa valeur et son efficacité, mais tout de même, il reste une question qui nous vient à l’esprit, pourquoi la Tora a t-t-elle tant insisté, et mis l’accent sur le jour du Chabbat, et sur les fêtes ? Plus que sur d’autres sujets, La Tora revient sans cesse sur l’obligation de respecter Chabbat, et la profanation des fêtes est violemment critiquée : « Vos néoménies et vos fêtes, mon âme les abhorre, elles me pèsent… » (Yéchaya, 1-14)

Un père qui voyait ses fils souvent malades, fit venir un médecin, et lui demanda de se consacrer à leur rendre une meilleure santé. Cependant, rapidement les enfants refusèrent de prendre les médicaments amers, que le docteur préconisait. Leur état se dégrada, et le père accusa le médecin. Celui-ci, se défendit, et protesta que les malades ne suivait pas les prescriptions qu’il leur donnait. Le père résuma ses sentiments en disant : ‘‘c’est un peu de votre faute, car si personne ne s’occupait d’eux, je désespérerait forcément, mais sachant que vous veillez sur eux, et que vous avez le pouvoir de les guérir, les mauvais résultats de vos soins me rendent le cœur encore plus lourd !’’

Hachem nous a donné le jour du Chabbat, et les fêtes comme remèdes, pour soigner notre âme, tenaillée par de multiples occupations matérielles, des maladies qui l’affaiblissent au cours de la semaine. Lorsque nous dédaignons ces remèdes, Il s’écrit : « vos Néoménies et vos fêtes, mon âme les abhorre, elles me pèsent…). Non pas que ces célébrations soient vraiment pesantes, mais les effets, que notre négligence à considérer ces jours comme une thérapie indispensable, n’en devienne que plus lourds et intolérables à supporter, pour notre âme vacillante.

Si nous revenons aux propos du ‘Yalcout chimoni’, et que nous comprenons que le Chabbat et les fêtes nous ont été donnés dans le but d’insérer une vacance entre les jours ordinaires, et de nous permettre d’enrichir nos connaissances dans le service de Dieu, et dans la crainte du ciel durant ces repos, nous n’éprouverons aucune difficulté à interpréter les versets en relation avec les commandements du chabbat, ainsi qu’il est écrit, par exemple : « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier. » (Ch. 20-8), et qui signifie, qu’il faut se rappeler le niveau de sainteté que nous avions atteint, lors du Don de la Tora au mont Sinaï, que justement ce jour là était un samedi, et que nous étions rassemblés devant Hachem, écoutant Ses saintes paroles…Nous devons donc, perpétuer notre mémoire de cet événement, et chaque Chabbat aller entendre dans les synagogues des cours de Tora.

Un autre verset semblable : « Observe le jour du Chabbat pour le sanctifier comme l’a ordonné Hachem ton Dieu. » (Dévarim, 5-12), indique qu’il faut particulièrement respecter les lois de chabbat, tel qu’Hachem nous l’a commandé, le jour du Don de la Tora, sans tenir compte de la mode, ni des conceptions nouvelles de réformistes qui tentent se saboter ce que leur âme, réduite à un brin de paille, ne peut concevoir, et qu’en nous retrouvant ensemble, le jour du Chabbat, nous faisons ressembler ce jour, au premier chabbat, où nous avons reçu la Tora.

Il est dit également : « Pendant six jours tu feras ton travail… et le septième jour est un repos en l’honneur d’Hachem ton Dieu… » (Dév. 5-13,14)

Quelqu’un, parti vers un pays lointain, se languissait de sa famille et de sa ville natale. Un jour, arriva un mendiant, qu’il reconnu comme étant un habitant de sa contrée d’origine. Il l’invita chez lui et le dédommagea largement de la somme qu’il aurait pu gagner en demandant la charité pendant ce temps. Au chaud et repus, le mendiant voulut s’endormir. Le maître de maison bondit, et cria : ‘‘Je vous ai invité et payé, pour que vous me parliez de notre région et de ma famille, et pas pour que vous dormiez !…’’

Hachem livra une âme à l’homme, dont la vraie place se trouve sous le trône de gloire. Eloignée aujourd’hui de son milieu naturel, et bien qu’Hachem aspire à s’entretenir avec elle, taraudé par ses affaires personnelles, l’homme ne la libère que dans son sommeil, et le jour du Chabbat, enfin, Hachem peut se réjouir avec l’homme, qui délivré de ses soucis de subsistance, devrait être prêt à se rapprocher de son créateur, «… six jours tu feras ton travail… », et tu t’occuperas des besoins de ton corps, mais, « le septième jour est un repos en l’honneur d’Hachem ton Dieu… », qui t’attend, et désire ta présence. Ce repos n’est pas fait pour se prélasser, ni s’occuper d’activités stériles.

(Tiré et traduit du livre ‘Micheley Yaacov’)

Chabbat Chalom !

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