Paracha Yitro

Nil« Yitro… Apprit tout ce que Dieu avait fait pour Moché et pour Israël son peuple… » (Chémot, 18-1)

 

Et Moché raconta à son beau-père tout ce qu’HaChem avait fait à Paro et à l’Egypte à cause d’Israël… » (Chémot, 18-8). Une question  nous vient naturellement : Qu’avait-il Moché à raconter à Yitro, puisqu’il l’avait déjà appris ? Il semble donc qu’Yitro compris que ce qui était arrivé à Israël était complètement dû au mérite de Moché qui à lui seul était équivalent à celui du peuple d’Israël. Pourtant, à l’inverse, la vérité est qu’HaChem lui-même a dit à Moché : Ce n’est pas à cause de ta valeur personnelle que tu montes ici, mais grâce à celle d’Israël… (Midrach Chémot Rabba, 42), et de plus, l’importance d’une communauté dépasse celui d’un individu.

Maintenant, nous devinons que lorsque Yitro cru que les prodiges qui accompagnèrent la sortie d’Egypte ne se sont réalisés que par le mérite de Moché, et alors Moché lui expliqua que « … Tout ce qu’HaChem avait fait… » il l’avait fait « … A cause d’Israël… », en lui donnant une preuve : « … Toutes les tribulations qu’ils avaient essuyées durant leur voyage… » (Chémot, 18-8).

 

Un jour, un homme rendit visite au père de son gendre qui lui montra des objets précieux. La fois suivante, il revint et ne les revit. Il s’aperçut que son hôte paraissait gêné et mécontent. Il lui demanda pourquoi, et au cours de la conversation s’enquit de savoir où se trouvait les objets en question. Son interlocuteur répondit que c’était la raison de son humeur, en effet, afin d’emprunter une forte somme d’argent, il avait été obligé de mettre en gage ses possessions. L’autre le consola en lui disant qu’il ne devait pas se sentir humilié, ni honteux,  en fait, il lui donnait finalement la conviction que ces objets étaient bien à lui, car il s’était auparavant interrogé si par hasard ces objets n’avaient pas été empruntés.

 

Il est admis que si une personne reçoit une quelconque faveur du ciel en raison de ses mérites, on lui retirera s’il commet entre-temps une faute et que ses bonnes actions seront mises en gage contre ses péchés. Mais, si cette faveur lui est octroyée grâce au mérite d’une autre personne, dans tous les cas il n’y a pas lieu de lui confisquer ses propres mérites, ‘un méchant qui réussit est un méchant fils de juste’ (Traité ‘Brakhot’, 7-a), comme sa réussite est dû au mérite de son père, on ne prendra pas en dépôt ses bonnes actions contre ses fautes.

Comment pouvons-nous affirmer que ce qu’HaChem  a fait à Paro et à l’Egypte, c’est précisément à cause d’Israël ? Par déduction, « … Toutes les tribulations qu’ils avaient essuyées durant leur voyage… », c'est à dire les nombreuses occasions où ils se sont rebellés en éprouvant HaChem, ils ont été punis, en devant faire face à des attaques, ce qui les conduit à perdre une partie de leur prestige qui à été mis en gage, et donc nous voyons ainsi qu’ils n’avaient été élevés si haut qu’à cause de leur propre mérite.

 (Extrait et traduit du livre ‘Michelei Yaacov)

 

Chabbat Chalom !

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