Paracha Béchalakh

123.jpg« Or lorsque Paro renvoya le peuple… » (Chémot, 13-17)

 

Un Midrach (‘Midrach Rabba, Par. 80-20, Chap. 7) suggère que « …Lorsque Paro renvoya le peuple… » ce fut lui qui cria « Hélas ». Imaginons que le fils d’un roi partit vivre à l’étranger chez un riche. Quand le roi apprit cela, il écrivit une lettre à cet homme lui demandant de renvoyer son fil, puis il vint le chercher, et l’homme cria. Ses voisins le questionnèrent : « Pourquoi criez-vous ? », il leur répondit : « La présence du fil d’un roi était un honneur pour moi, son père m’écrivait des lettres, j’étais précieux à ses yeux…Maintenant qu’il m’a été enlevé, le roi n’a plus besoin de moi, alors je crie ». C’est ce que Paro a dit : « Tant que les bnei Israël habitaient chez moi, HaChem m’adressait des messages et j’étais devenu indispensable, mais dès qu’il descendit en Egypte sortir son peuple, j’ai commencé à crier… »

 

Examinons le verset suivant : «  … Les dispositions de Paro et de ses serviteurs changèrent à l’égard du peuple, et ils dirent : Qu’avons- nous fait d’affranchir Israël de notre sujétion ? » ( Chémot, 14-5).

 

Nos sages ont enseigné qu’aucun bienfait ne peut être accordé au monde sans que le bénéfice ne soit pour Israël, c'est-à-dire que là où demeurent les bnei Israël, se trouve la bénédiction…

Et ainsi nous pouvons expliquer notre Midrach : HaChem qui accompagnait son peuple en exil, permit que Paro et L’Egypte profitent d’une extraordinaire réussite matérielle, depuis que les bnei Israël s’y étaient installé. Ces messages que Paro regrette évoquent la perte de cette abondance, et la fin de leur puissance, comme ce verset y fait allusion : « …De sorte qu’il dépouilla les égyptiens. » (Chémot, 12-36). L’Egypte ruinée, dans sa chute, ressemble désormais à un gouffre qui ne contient pas de poissons, ou à un piège qui ne contient plus de grains, sans appât, et ne peut attirer des proies (Traité ‘Brakhot’, 9-b).

 

Les Egyptiens s’exclamèrent : « … Qu’avons-nous fait d’affranchir Israël de notre sujétion ? », c’est à cause de notre sujétion, qu’HaChem a précipité leur départ, parce que nous les avons fait travailler trop lourdement, nous avons perdu notre prospérité.

 

(Extrait et traduit du livre ‘Michlei yaacov’)

 

Chabbat Chalom !

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