Paracha Vaéra

123.jpg« Je me suis manifesté à Avraham, à yitshak, et à Yaacov en tant que El Chadaï, et mon nom HaChem, je ne leur ai pas fait connaître. » (Chémot, 6-3)

 

Il se peut que ce soit une réponse à : « … Pourquoi as-tu fait du mal à ce peuple… » (Chémot, 5-22). Un ‘Midrach’ nous renseigne à ce sujet :

HaChem dit à Moché : « Tu veux connaître mon nom ? Je porte un nom différent selon mes actes, parfois El, parfois Tout-Puissant, parfois Dieu des armées, parfois Seigneur, parfois HaChem ; lorsque je suspens la faute d’un homme, je m’appelle El Chadaï, quand je prends le monde en pitié, je m’appelle HaChem » (‘Midrach Tanhouma’, Par. Chémot, 20).

 

Ainsi, Dieu a révélé à Moché que cette délivrance n’était pas le salut final après lequel il n’y aurait plus jamais d’exil. Elle résultait essentiellement des souffrances insupportables que subissaient les bnei Israël, et qui les empêchaient de conclure leur temps de servitude qu’HaChem avait prédit à Avraham. Ils devaient donc sortir pour le moment, mais s’acquitter de la fin de ce temps de servitude dans un autre exil, « … Et mon nom HaChem, je ne leur ai pas fait connaître. », HaChem c’est le nom de Dieu dans l’exercice de sa générosité, qui prend patience, sans pour autant céder totalement.

 

Une personne devait une somme importante à son camarade, mais ne pouvait régler sa dette dans l’immédiat. Le prêteur accepta de recevoir une partie de cette somme en attendant le reste. Cependant l’emprunteur s’imaginait que ce qu’il donnait effaçait toute sa dette. Selon son raisonnement, il s’efforça de donner le moins possible dans l’immédiat afin de se débarrasser de cette dette à bon compte. En vérité, s’il avait saisi l’intention du prêteur, il aurait du donner à l’inverse le maximum, pour ne plus devoir beaucoup lors du solde de sa dette.

 

Moché compris que Dieu avait décidé de hâter leur exil par pitié, et il s’est persuadé que la délivrance totale les attendait, et comme sa mission a aggravé les conditions miséreuses de l’esclavage, il a trouvé cela bizarre et s’est plaint : « … Pourquoi as-tu fait du mal à ce peuple… Depuis que je suis venu vers Paro, le sort de ce peuple a empiré… » (Chémot, 5-22,23), et HaChem lui expliqua : Ce n’est pas exactement comme tu le penses, je ne leur ai pas fait entièrement grâce, j’attends simplement qu’ils puissent compléter leur temps de servitude dans une époque ultérieure ». C’est pourquoi, il valait mieux pour eux endurer dès maintenant ce qu’ils étaient en état de subir, et réduire leur dette.

Dans cet esprit, le ‘Midrach’ commente : « Je me suis manifesté à Avraham…En tant que El Chadaï… », lorsque je suspens la faute d’un homme, je m’appelle El Chadaï, c'est-à-dire, je reporte cette faute à plus tard.

 

(Extrait et traduit du livre ‘Michlei Yaacov’)

 

Chabbat Chalom !

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