Paracha Yitro

123.jpg« Yitro …Le beau-père de Moché, entendit tout ce que Dieu avait fait pour Moché et pour son peuple d’Israël, lorsque HaChem sortit Israël de l’Egypte. » (Chémot, 18-1)

 

En conséquence, l’Ecriture poursuit : « Yitro, le beau-père de Moché, vint avec les fils et la femme de celui-ci…Au désert où il campait, près de la montagne de Dieu. » (Chémot, 18-5)

Rachi débute ses commentaires en introduisant une question de la ‘Guémara’ (Traité ‘Zvahim’, 116-a) : Qu’entendit il qui le fit venir ?, c'est-à-dire, qu’entendit il, qui le fit venir se convertir ?

Rabbi yéhochoua répond : La bataille contre Amalek, Rabbi éléazar Hamodaï : le don de la Tora, et Rabbi Elyézer : l’ouverture de la mer des joncs.

Rachi, en ce qui le concerne, ne cite que la bataille contre Amalek, et l’ouverture de la mer des joncs.

 

Il y a presque quarante trois ans, alors qu’il reposait sur son lit d’hôpital, le Rav Arié Lévine, que sa mémoire soit bénie, reçut la visite d’un des plus haut responsable militaire de l’état d’Israël. Afin de le remercier de s’être particulièrement dérangé, le grand tsadik de Jérusalem, voulut dire quelques mots sur la paracha de la semaine, Yitro.

 

Pourquoi, finalement, Yitro avait-il besoin d’entendre deux des miracles qu’HaChem accomplit ? Il semble qu’un seul, en l’occurrence l’ouverture de la mer des joncs, suffisait. La Tora ne dit elle pas justement à ce propos : « A cette nouvelle, les peuples s’inquiètent… » (Chémot, 15-14)? Yitro ne fut pas l’unique personne qui apprit l’évènement, mais le monde entier en entendit parler, et ressentit de la frayeur devant l’ampleur de ce prodige. Pourquoi attendit-il, la bataille contre Amalek pour venir se convertir ?

Un autre argument peut également renforcer ce débat ; en effet quand Yéhochoua envoya deux explorateurs à Jéricho, et qu’ils se cachèrent dans la maison de rahav, celle-ci leur confia : « …Vous nous avez terrifiés, tous les habitants du pays ont perdu courage à votre approche. Car nous avons appris comment HaChem a mis à sec les eaux de la mer … » (Yéhochoua, 2-9, 10). Cet épisode confirme l’importance de la rumeur, et nous enseigne qu’après presque un demi-siècle elle ne s’était pas encore étouffée. Pourtant, Yitro ne s’est toujours pas décidé à rejoindre les rangs du peuple d’Israël !

 

Le Rav Lévine offre au général israélien son interprétation : Le miracle de la mer des joncs appartient en propre à Dieu, comme Moché le souligne, « ... Attendez, et vous serez témoins de l’assistance qu’HaChem vous procurera en ce jour ! HaChem combattra pour vous ; et vous, tenez-vous tranquilles ! » (Chémot, 14-13, 14). Ce miracle prouve  la grandeur du Créateur, et qu’il remplit le monde et tout le cosmos, non seulement le désert, mais aussi la terre de Midian, et qu’il faut le servir dans tous les recoins de l’univers, comme Yitro le reconnais : « … HaChem est plus grand que tous les dieux » (Chémot, 18-11). Mais est ce pour autant une raison valable de quitter son peuple ? Non !

C’est la nature du second miracle qui le convainquit, Yitro songea au fond de son cœur, voilà un peuple qui a subit un esclavage impitoyable, qui depuis plusieurs générations n’a pas gouté à la liberté, et ne connait rien au métier des armes, et face aux guerriers aguerris d’Amalek, « Yéhouchoua triompha d’Amalek…A la pointe de l’épée. (Chémot, 17-13). Maintenant je ne peux rester neutre, et continuer à vivre chez Midian, je suis obligé de m’adjoindre à ce peuple extraordinaire, et de devenir l’un des leurs. A la mer des joncs, nous avons vu la grandeur d’HaChem, et à la bataille contre Amalek, nous avons vu aussi la grandeur du peuple d’Israël.

 

(Extrait et traduit d’un exposé du Rav Laau, paru dans l’hebdomadaire ‘Michpaha’

 

Chabbat Chalom !

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